Le 14 mai 2026, puis le 15 mai 2026, la préfecture a fermé plusieurs secteurs de Loire-Atlantique à la pêche aux coquillages, avec un périmètre qui va de Piriac à la baie de Pont Mahé en passant par l’île Dumet et Pen Bé. Si vous pêchez du bord ou à pied sur ce coin-là, il faut repartir d’une base simple : l’arrêté vise le ramassage et ce qui vient après.
- Du 14 au 15 mai 2026, le périmètre a basculé en deux temps
- Île Dumet, Pen Bé, Piriac, Mesquer : les secteurs touchés ne disent pas tous la même chose
- Pourquoi la préfecture a fermé ces zones
- Peut-on garder, transporter ou donner des coquillages ramassés là-bas ?
- Le cas de Dumet montre que la fermeture ne date pas toute de la mi-mai
- Combien de temps ces restrictions s’appliquent-elles ?
La mesure interdit en effet la pêche, le ramassage, le transport, le stockage et la commercialisation des coquillages destinés à la consommation humaine. Et cela vaut pour les particuliers comme pour les professionnels.
Previsions 12h
| Heure | Vague | Per. | Dir. | Mer |
|---|---|---|---|---|
| 13:00 | 0.68 m | 5.1 s | O | Peu agitee |
| 14:00 | 0.70 m | 4.9 s | O | Peu agitee |
| 15:00 | 0.74 m | 4.7 s | O | Peu agitee |
| 16:00 | 0.80 m | 4.6 s | O | Peu agitee |
| 17:00 | 0.84 m | 4.5 s | O | Peu agitee |
| 18:00 | 0.88 m | 4.4 s | O | Peu agitee |
| 19:00 | 0.90 m | 4.5 s | O | Peu agitee |
| 20:00 | 0.94 m | 4.5 s | O | Peu agitee |
| 21:00 | 0.90 m | 4.6 s | O | Peu agitee |
| 22:00 | 0.84 m | 4.7 s | O | Peu agitee |
| 23:00 | 0.80 m | 4.8 s | O | Peu agitee |
| 00:00 | 0.76 m | 4.9 s | O | Peu agitee |
| 01:00 | 0.70 m | 5.0 s | O | Peu agitee |
Du 14 au 15 mai 2026, le périmètre a basculé en deux temps
Le premier arrêté a été publié le jeudi 14 mai 2026. Le lendemain, vendredi 15 mai 2026, la préfecture a étendu l’interdiction à la baie de Pont Mahé.
Vous avez donc deux mouvements à retenir si vous regardez ces arrêtés avec un peu de recul. D’abord une fermeture sur plusieurs secteurs du nord du littoral, puis une extension à la baie de Pont Mahé.
La zone touchée s’étire et elle a été élargie dès le lendemain.
Île Dumet, Pen Bé, Piriac, Mesquer : les secteurs touchés ne disent pas tous la même chose
L’île Dumet est concernée pour toutes les espèces de coquillages, et vous n’avez pas ici de distinction à faire espèce par espèce.
Au traict de Pen Bé, à Assérac, l’interdiction vise aussi le secteur, mais les huîtres font exception. Si vous aviez en tête une fermeture uniforme sur toute la zone, c’est justement là qu’il faut lire l’arrêté de près.
La zone de Piriac est concernée sur le secteur allant de la pointe de Merquel au port de La Turballe. Mesquer fait partie de ce même ensemble, ce qui évite une erreur classique : croire qu’un changement de commune suffit à sortir du périmètre.
Pour la baie de Pont Mahé, l’interdiction porte sur l’ensemble des coquillages. Si vous ramassez sur ce secteur, vous ne pouvez pas vous abriter derrière un tri d’espèces.
Pourquoi la préfecture a fermé ces zones
La décision a été prise après une prolifération de dinophysis. La préfecture présente cette présence comme celle d’une micro-algue naturellement présente dans le milieu marin, mais le problème commence quand elle produit des toxines.
Ces toxines sont décrites comme dangereuses pour l’homme, avec des symptômes cités noir sur blanc : vomissements, diarrhées et douleurs abdominales.
Le délai indiqué est court : ces symptômes peuvent survenir d’une demi-heure à quatre heures après l’ingestion de coquillages contaminés. Et c’est une mauvaise nouvelle très concrète pour les pêcheurs à pied : la préfecture précise que les toxines liées au dinophysis ne sont pas détruites à la cuisson.
Cuire la prise ne règle rien. Si vous comptiez sur la casserole pour rattraper un doute sur l’origine, ce réflexe-là tombe.
Peut-on garder, transporter ou donner des coquillages ramassés là-bas ?
Non, pas dans les zones visées par les arrêtés. La mesure bloque l’acte de pêcher ou de ramasser et vise aussi le transport, le stockage et la commercialisation des coquillages destinés à la consommation humaine.
Vous devez donc raisonner jusqu’au bout. Une récolte faite dans un secteur interdit ne devient pas acceptable parce qu’elle a quitté l’estran, changé de seau ou passé une nuit au frais.
La préfecture a aussi demandé aux professionnels de retirer du marché les coquillages provenant des zones concernées à compter du 12 mai pour plusieurs secteurs. Là encore, la chaîne ne s’arrête pas au rivage.
Que faire si vous avez encore des coquillages chez vous ?
La recommandation est de ne pas les ingérer et de les détruire s’ils proviennent d’une zone d’interdiction encore en votre possession. Vous avez aussi une autre consigne simple : ne pas consommer de coquillages dont l’origine géographique n’est pas connue ou reste incertaine.
Sur ce type d’arrêté, je trouve la ligne assez dure, mais elle tient debout : quand l’origine n’est pas claire, il n’y a rien à négocier. Vous évitez un risque sanitaire, et vous évitez aussi la petite phrase du genre “ça doit venir d’ailleurs” qui finit souvent mal.
Le cas de Dumet montre que la fermeture ne date pas toute de la mi-mai
À l’île Dumet, la pêche était déjà interdite depuis le 16 avril. Ce détail compte, car il montre que la série d’arrêtés de la mi-mai ne sortait pas de nulle part.
Vous avez donc un secteur où la contrainte était déjà en place avant la publication du 14 mai. La fermeture de mai n’a pas lancé toute l’histoire au même moment sur tout le littoral concerné.
C’est aussi pour cela qu’il faut éviter de lire ces mesures comme un bloc unique. D’un coin à l’autre, le calendrier n’est pas le même, et le périmètre non plus.
Combien de temps ces restrictions s’appliquent-elles ?
Les restrictions restent en vigueur tant que la présence de toxines est confirmée dans les zones surveillées. Vous n’avez donc pas, dans ces faits-là, une date de fin déjà fixée à l’avance.
La conséquence pratique est simple à comprendre, même si elle est frustrante : une fermeture de ce type ne se lit pas comme une parenthèse calée d’avance sur quelques jours. Elle tient tant que le signal sanitaire tient.
Avant de repartir sur l’estran entre Piriac, Mesquer, Pen Bé, Dumet ou Pont Mahé, gardez ce réflexe : regardez d’abord si le secteur a été visé, puis si l’espèce concernée entre bien dans l’arrêté. Sur ces dossiers-là, une marée ratée agace un peu. Une assiette douteuse, beaucoup moins.
Thomas Roger est guide de pêche agréé et rédacteur en chef de peche-plaisance44.fr depuis 2017. Passionné de pêche en mer depuis l’enfance sur les côtes de Loire-Atlantique, il est titulaire du BPJEPS pêche de loisir et anime régulièrement des sorties pédagogiques sur l’estuaire de la Loire et les côtes vendéennes. Membre du Comité Régional des Pêches des Pays de la Loire, il décrypte la réglementation de pêche côtière, les zones de taille minimale et les nouvelles restrictions saisonnières pour les pêcheurs du 44. Contact : [email protected]

